La posture basse consiste à assumer de ne pas savoir, pour que le groupe devienne l'expert. C'est le cinquième objectif de la formation : faciliter une séquence de travail collectif en posture basse.
Ce que c'est
Le manager qui sait, qui a toujours su, et qui explique comment faire, obtient une équipe qui exécute et qui attend. La posture basse renverse le mouvement : vous posez la question, vous tenez le silence qui suit, et vous laissez le groupe produire la réponse.
Basse ne veut pas dire faible
C'est la confusion la plus fréquente. On peut être très bas sur le contenu et très ferme sur le cadre. Un manager en posture basse ne renonce ni aux exigences, ni aux échéances, ni aux règles : il renonce à fournir la solution.
Le module 2 le formule autrement : changer de posture, puis identifier ce que j'arrête. La deuxième partie est la plus difficile, parce qu'elle porte sur des réflexes qui ont longtemps fonctionné.
La difficulté propre au manager
Un facilitateur externe est neutre ; vous ne l'êtes pas. Vous évaluez, vous arbitrez, vous décidez. La solution n'est pas de faire semblant : elle est d'annoncer explicitement le régime de la séquence. « Sur ce point, je décide, et je vous dis pourquoi. » « Sur celui-là, c'est vous, et je m'y tiendrai. »
Comment on l'installe
Le module 3, transformer, est consacré à la pratique et à la gestion des résistances. Les résistances viennent souvent de l'équipe elle-même, qui a pris l'habitude que vous décidiez, et pour qui l'autonomie est d'abord un surcroît de charge.
